Histoire

Une recherche exhaustive a révélé le rôle important que le camping joue dans le processus d’apprentissage d’un enfant, il peut même être aussi important que l’école. Dans le société juive, le rôle d’un camp d’été est amplifié alors qu’il est déterminant à poser les jalons d’une identité juive, tout particulièrement pour les enfants qui ne reçoivent pas un enseignement juif officiel.

Dans l’Est du Canada, B’nai Brith a longuement reconnu l’impact d’un camp sur le développement social, culturel et intellectuel des enfants et, par conséquent, le développement des services de camping au sein des communautés a toujours été au premier plan.

Camp B’nai Brith de Montréal, créé en1920, est resté fidèle à sa chartre fondatrice qui vise à fournir une expérience de camping aux enfants de notre communauté. Bien que la nature du camping a changé, ce qui est demeuré constant au Camp B’nai Brith de Montréal, ce sont les principes qui permettent aux enfants de développer leur estime de soi, des amitiés et des souvenirs qu’ils chériront leur vie durant.

En 1920, la loge Mont-Royal a entrepris un projet spécial visant à offrir une vacance d’été à des garçons juifs démunis et âgés de moins de 14 ans. Ils ignoraient alors qu’ils étaient pour créer une institution qui deviendra un pilier dans la communauté juive. À l’époque, il a été décidé qu’aucun frais ne serait demandé et seuls les enfants de parents qui n’avaient pas les moyens de payer seraient acceptés.

Le premier camp a vu naissance sur une ferme, prêtée gratuitement, et situé à environ 65 kilomètre de Montréal. Un programme bien équilibré a été mis en place. Les conseillers et les directeurs étaient des étudiants bénévoles de l’Université McGill. De vieilles tentes d’armée ont servi de dortoirs, les autres installations étaient tout aussi rudimentaires. Il faut rendre hommage aux nombreux bénévoles qui ont œuvré aux cours des années afin de créer l’un des camps les plus beaux, modernes et mieux équipés en Amérique du Nord. À ses débuts, le camp a accueilli quatre-vingts campeurs au cours de quatre périodes de deux semaines. Jusqu’en 1929, le camp a changé de site presque chaque année. Cette année-là, toutefois, une propriété a été acquise sur le site actuel, à Lantier, quelque 100 kilomètres au nord de Montréal. La première phase du camp couvrait une aire de 205 acres de terre vierge adjacente à un lac magnifique.

Suite à l’acquisition de cette propriété, une entité juridique a été créée en mai 1929 et Camp B’nai Brith a été incorporé en vertu d’une chartre québécoise. De 1921 à 1943, tpous les coûts en capital e d’exploitation ont été financés par la Loge Mont-Royal, créant ainsi une culture de campagne de financement au sein de l’organisation, laquelle demeure un élément essentiel de ses activités encore de nos jours. En 1943, Camp B’nai Brith est devenu une agence constituante de l’Appel juif unifié (Fédération CJA) et a commencé à recevoir de l’aide financière pour ses frais d’exploitation grâce à une campagne au sein de toute la communauté.

B’nai Brith continu de fournir les fonds pour toutes les dépenses en immobilisation, une pratique encore en vigueur de nos jours. Il en est de même pour la balance des frais d’exploitation. Avec le lancement du Bal des gouverneurs (devenu par la suite le Gala du Gift of Summer), le camp a commencé à recevoir des fonds réguliers utilisés pour s’agrandir et se moderniser.

De 1954 à 1964, sous la direction de personnes comme Henry Blatt et Sydney Maislin (deux anciens présidents du CBB), le camp s’est considérablement développé pour accueillir plus de 1 000 garçons et filles au cours de trois sessions de trois semaines. Les enfants admissibles à des bourses d’étude avaient la priorité et plus de 90 % des campeurs n’ont payé que 1 $ à 5 $ par semaine, selon la capacité financière de la famille.

Camp B’nai Brith a adopté une philosophie de pointe pendant cette période en investissant dans des structures modernes, en créant un concept de village selon le sexe et l’âge, ainsi que dans des programmes créatifs et concurrentiels. Cela a engendré un esprit de coopération ainsi qu’un sentiment d’accomplissement parmi le personnel et les campeurs.

À l’été 1962, le programme de leadership du CIT (maintenant SIT) a été créé pour les campeurs mixtes âgés de 16 ans. Il avait pour objectif de former des campeurs appelés éventuellement à devenir des membres du personnel.

Bien que fidèle à ses fondements, Camp B’nai Brith de Montréal continue de croître et évolue avec son époque, facilitant les inclusions, l’intentionnalité et une expérience de camp irremplaçable pour les enfants de tout âge et de tous les milieux.

Possédez-vous des photos de l’histoire du Camp B’nai Brith que vous aimeriez partager? Nous serions très heureux de les recevoir!